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Les silo-presses à fourrage

La conservation des fourrages

 

  En Europe, environ 5 à 6 millions de tonnes d'ensilage sont stockées tous les ans avec le système tubulaire. Avec une capacité moyenne de 250 tonnes par gaine, cela fait 20.000 à 25.000 gaines. C'est impressionnant, si on considère que, dans les années 90, ce procédé était encore totalement méconnu.

  Stocker le fourrage en système tubulaire a la réputation d'être cher et d'être mal adapté  à l'organisation du travail dans les grandes exploitations. En réalité, ce système nous vient des pays d'Amérique et connaît son plus grand essor dans les grandes fermes d'Europe de l'Est, là où les marges sont les plus serrées.

  Un entrepreneur de travaux agricoles demandera env. 5 à 6 € / t de fourrage ensilé.

Il faut compter env. 4 € / t si on possède sa propre machine silo-presse. Cela représente encore 0,8 à 1 centime par 10 MJ NEL pour l'ensilage, ou alors un coût de 0,5 centime par kg de lait si on stocke tout le fourrage dans les gaines.

  Les exploitations possédant un silo à plat déjà armorti n'ont que le coût pour le travail, la gaine, le compactage et l'entretien, donc de 2,20 à 2,50 € / t d'ensilage.

  Il faut également prendre en considération les pertes.

La différence de pertes entre les différents systèmes s'éleve à 10%, voir 20% et plus, même pour de l'ensilage de maïs, ce qui représente environ. 2,50 € / t.

En conclusion, si des charges de structure sont à rajouter pour le stockage des fourrages (murs bétonnés) le silo tubulaire est plus économique que tout autre moyen de stockage.

Certains fourrages (comme le maïs grain, la pulpe de betteraves, la luzerne, les drêches et autres dérivés)  ne se conservent pratiquement que dans le système tubulaire.

La technique permet de s'adapter aux produits, aux marchés, aux volumes
Exemple de calcul gros volume
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La conservation de l'énergie dans le système tubulaire
Exemple de production de gaz avec la betterave sucrière

  On parle de plus en plus souvent de l'utilisation de la betterave sucrière dans la production de bio-gaz.  Son avantage est de produire beaucoup de gaz par kilo de Matière Sèche. Son désavantage est qu'elle se prête mal à la conservation. La société BAG Budissa Agroservice GmbH a développé un procédé bon marché d'ensilage de betteraves sucrières permettant son utilisation durant toute l'année en tant que substrat pour la production de bio-gaz.
  C'est en décembre 2007 que l'on a pour la première fois stocké des betteraves sucrières entières dans une gaine tubulaire à l'aide du procédé de compostage BUDISSA BAG. La reprise avait lieu en 2008. Ensiler les betteraves entières sans les couper en morceaux est donc tout à fait possible. Comme pour la betterave coupée en morceaux, en absence de l’oxygène, les cellules des betteraves meurent et libèrent ainsi le contenu des cellules qui fermentent ensuite. Il n’y a pas de différence entre la betterave entière et celle coupée en morceaux quant à l’intensité de la fermentation. Mais la betterave laissée entière produit beaucoup moins de jus ce qui limite considérablement la perte de matière nutritive par un écoulement non contrôlé de jus.

  Au printemps 2008, 370 t de bettraves sucrières ont ainsi été stockées dans des gaines tubulaires dans le cadre d’un projet commun avec une installation “NawaRo” [matières premières renouvelables] près de Hannovre. Au cours de ce projet pilote, très peu de pertes ont été mesurées, et les valeurs ont dépassé de 10 à 15 % les valeurs de gaz calculées théoriquement dans une installation de bio-gaz. Au mois de décembre 2008, 4.500 t de betteraves ont ainsi été conservées dans différentes exploitations. Ce procédé a remporté le prix de l’innovation du salon agricole de Leipzig.

  Une étude scientifique menée actuellement examine les possibilités d'optimiser encore la conservation de la betterave sucrière du point de vue de la stabilité, de l’écoulement de jus et de la récolte de gaz en modulant la taille des morceaux et en ajoutant des conservateurs chimiques.

Conserver l'énergie pour produire du bio-gaz
L'ensilage de betteraves sucrières entières, correctement conditionné, produit plus d'énergie.
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